mercredi, 20 juin 2007
pause
Sans être à proprement parler suicidaire, j’en serais bien incapable parce que trop lâche, je me dis beaucoup en ce moment que la mort, la mienne, résoudrait tout. Attention entendons nous bien, je n’ai pas envie de cesser de vivre mais de m’échapper, de m’enfuir, de ne plus avoir à me coltiner toutes ces difficultés, de ne plus avoir ce poids permanent sur les épaules, de ne plus, de ne pas … C’est tellement le bordel dans ma tête, dans ma vie, dans mon cœur, que je ne sais plus où j’en suis, ce que je pense, ce que je ressens. Le faux, le vrai, les doutes, la peur, la joie, le plaisir, le chagrin, l’ennui, la lassitude, les certitudes, l’envie, le dégout, l’apparence, l’âme, se mêlent en moi en un joyeux maelstrom qui ne favorise pas la clarté et me rendent lourde et pénible la moindre action, et le plus petit geste. Alors bien sûr, quotidiennement, je vis, je ris, je bois, je mange, je prends même du plaisir et parfois même j’en donne … Je suis bien emmerdé quand je dois répondre aux amis attentifs, et aux personnes bien intentionnées lorsqu’ils me questionnent sur mon état. Parce que dans le fond, je ne sais pas vraiment comment je vais. Ca va plutôt. Ca ne va pas trop. Des fois ça va. Des fois ca ne va pas. Je ne suis pas au fond du gouffre. Je suis pourtant bien loin de la lumière. J’aimerais tant être capable de m’arrêter, de m’asseoir, d’analyser froidement la situation, de bâtir un plan d’action … Hélas, tout n’est pas si simple. Je suis traversé par tant de choses. Je crois aussi que je suis très fatigué. De me battre contre moi-même, les choses, les gens. Je crois que je suis fatigué de moi-même de jouer à l’apprenti sorcier avec mon moi, mon ça et mon surmoi, et aussi de cette absolue et impérieuse nécessité de toujours faire bonne figure en surface et mauvais cœur dans le fond. Je crois tout simplement que j’aimerais être simple … Je ne le suis pas. Je crois que … Je ne crois plus Je ne sais pas, plus. Game over.
18:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 19 juin 2007
silence
Ce n'est pas simple d'être avec quelqu'un de différent.
Je ne sais pas si c'est un très bon choix, ça bloque pas mal d'échange vu que la sensibilité est différente . Et puis je ne sais pas m'investir, ou j'en fais trop ou pas assez . J'ai du mal à être modéré . Je ne sais pas si cette relation doit être pris à la légère ou sérieusement, je ne sais pas ce que je peux y mettre qui ne soit pas brisé.
texte écrit il y a fort longtemps ... :
"Quand je rencontre autrui et que j'ai vraiment le désir qu'il existe, il est nécessaire que, d'une certaine manière, je me retire de l'espace que j'occupe pour lui laisser sa propre place, qu'il doit occuper comme il le désire. Quand il me parle de son émotion, ou de sa souffrance, il faut que je m'efforce de me vider de mon émotion ou de ma souffrance, pour accueillir les siennes telles qu'il les signifie, lui et pas moi, par sa parole. Si j'en suis incapable, je réduis ses expériences à mes expériences, ses désirs à mes désirs, ses significations aux miennes. J'occupe alors tout l'espace de ces formes d'existences et je ne lui laisse aucun espace pour traduire son originalité et son caractère unique. Toute relation qui ne s'articule pas sur ce "retrait" est fondée sur la violence et la négation de la personnalité et de la liberté de l'autre."
23:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : relation, l'autre
lundi, 18 juin 2007
Temps de merde
30 minutes bloqué sous la pluie, tout ces gens qui passent avec leur parapluie au loin. C'était long ! Au moins, j'ai pris plaisir à regarder cette pluie tombée, je n'avais que ça à faire (à part regarder les minutes qui défilent)
Aujourd'hui L. m'a donné son invitation pour son mariage. Cela m'a fait très plaisir (et en plus je suis invité au repas !!! ).
Même si je ne suis pas pour le mariage, de savoir que c'est celui de L. et de P. je trouve cela tout à fait dans la continuité de leur couple, et ça me touche beaucoup qu'il m'invite à partager ce moment avec eux . Je regrette de ne pas être plus proche de L., il est vrai que mon emploi du temps et très chargé et que l'éloignement (au moins 20 min en voiture ! énorme !) n'aide pas, mais elle reste une amie, une des rares que je préserve.
En ce qui me concerne, je ne me vois pas me marier un jour. Je ne crois pas à cet autre personne qui partagerai ma vie au point de signer un contrat ad vitaam.
02:00 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mariage, orage, amie








